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La traversée des Andes
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Randonnée à cheval - Mendoza / Argentine

 

Source: Campagnes du Libérateur Général D. José de San Martín. Institut National Sanmartinien, lors du bicentenaire de la naissance du Général. Imprimé dans les ateliers Graphiques de l'Institut Géographique Militaire. Août 1978, Page 21 et 29.

 
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Aspects Généraux

La stratégie opérationnelle: anéantir le plus tôt possible l'ennemi au Chili, occuper Santiago et disposer d'assez d'espace pour continuer les opérations sur Lima. Tactiquement il faut résoudre les problèmes suivants: - Tromper les royalistes sur les lignes d'invasion suivies par les patriotes pour les obliger à maintenir dispersés ses effectifs sur un front de 600 Km. De cette façon l'ennemi fragilise son dispositif permettant aux patriotes de forcer la ligne de front.

Mener à bien le personnel et le matériel sur plus de 800 Km. de terrain montagneux, traverser des cordons de haute montagne, tout en rencontrant peu d' eau et de population, des vallées arides et des températures très froides même en plein été.

Arriver de l'autre côté des Andes et être apte à combattre malgré un court apprentissage des armes - réussir à gagner une bataille en moins de temps possible pour pouvoir ensuite continuer les opérations futures. Concernant la situation stratégique à la fin de l'année 1816, San Martin réussit à désorienter les royalistes qui ne savent pas où se trouve sa colonne principale d'invasion. Le commando ennemi croit que la majorité de l'armée patriote passera par le Col du Planchón.

Début 1817, Marcó de Pont commence à recevoir des informations sur l'avancée de l'Armée des Andes au sud comme au nord. Du coup il ordonne une série de reconnaissances: la seule qui fonctionne est celle de Picheuta où il rentre en contact avec les forces patriotes. Découvrant l'armée patriote presque à la vallée de l'Aconcagua, les royalistes continuent à douter sur la situation et ne réussissent toujours pas à définir la colonne principale et donc de réunir leurs forces dans un même endroit. Les royalistes doivent continuer à maintenir leur ligne de front dispersée entre la vallée de l'Aconcagua et Conception. Le Général San Martin veut que la bataille se livre dans la Vallée de l'Aconcagua ou aux alentours de Chacabuco, car c'est un endroit plus plat que Santiago pour les deux adversaires. Si les réalistes se laissent attirer par l'avance du Colonel Las Heras, la colonne principale venant du nord peut agir d'arrière garde. Si les réalistes ne vont pas à l'avance de la colonne de Las Heras en y laissant des effectifs inférieurs,  et rejetent ses forces sur la colonne principale patriote, Las Heras doit forcer la résistance des forces réalistes et aller vers le nord vers les flans et l'arrière garde des réalistes. Telles sont les prévisions de San Martin.

Brève synthèse des Opérations du combat de Picheuta (24 janvier 1817):
Ce combat est le premier entre les fractions de détachement d'exploration réalistes sous les ordres du Major Marqueli qui se dirigent à Uspallata par le chemin de Juncal et les effectifs d'avant garde de la colonne patriote sous les ordres du Colonel Las Heras . Après l'affrontement, les réalistes se replient sur Potrerillos où se trouve le gros du détachement

Le combat de Potrerillos
(25 janvier 1817). A Portrerillos se trouve les effectifs du détachement réaliste aux ordres du Majeur Marqueli. Le Colonel Las Heras envoie le Major Martínez avec 83 fantassins et 30 grenadiers à cheval. Martínez attaque en essayant de faire un accrochage et un double enveloppement qui échoue à cause de l'infériorité des effectifs des patriotes, la force de la position ennemi et la menace de la fraction réaliste qui se déplace contre les flancs des patriotes. De toute façon l'élan de l'attaque reçu et l'impossibilité de maintenir longtemps la position obligent les réalistes à se replier, laissant libre chemin à Las Heras qui reste prêt pour prendre contact avec la colonne principale.

Le Combat de Guardia Vieja (4 février 1817)
Continuant leur mission d'avant garde, 150 fantassins et 30 grenadiers à cheval sous les ordres du Majeur Martínez attaquent une position réaliste sur les rives de la rivière Juncal. Les patriotes font un accrochage frontal avec des effectifs inférieurs et un enveloppement ample en agissant sur les flans Sud de la position ennemi qui tombe rapidement.

Le Combat d'Achupallas (4 février 1817)
Depuis le campement des Piuquenes, Soler envoie une avant garde sous le commandement du Majeur Arcos pour occuper la région de Las Achupallas afin de faciliter le passage du gros de la troupe. Les réalistes occupent les hauteurs entre le mont de Las Puntillas et le hameau de Las Achupallas avec l'intention d'envelopper les forces patriotes par les flans. Face à cette situation, le Majeur Arcos prend une position défensive avec une partie des effectifs et il maintient en arrière garde une réserve importante de chevaliers. Après l'attaque réaliste, le Majeur Arcos ordonne une contre attaque violente qui se termine avec succès en obligeant la retraite des réalistes.

Le Combat de Las Coimas (7 février 1817)
Soler envoie Necochea en avant avec 140 grenadiers à cheval pour explorer la région de San Felipe. En arrivant à Las Coimas, Necochea constate la présence d'effectifs réalistes de près de 700 hommes qui occupent une position forte à l'est de la rivière Putaendo. Sans attendre l'arrivée de renfort, Necochea décide d'attaquer. Il divise ses forces en trois groupes. Il cache l'une d'elle et avec les deux autres il simule une attaque suivie d'une retraite. Tout comme il l'espérait, la cavalerie réaliste se lance à leur poursuite. Ils se font contre attaquer simultanément par trois directions différentes par les patriotes qui réussissent la victoire avec une infériorité numérique.

La bataille de Chacabuco (12 février 1817)
Les victoires de Guardia Vieja et Las Coimas ont permis au Général San Martin de disposer de l'espace nécessaire pour la bataille de Chacabuco.

1) Brève description du terrain. Il s'agit d'un terrain de montagne: la "Cuesta" sépare la vallée de l'Aconcagua de la vallée de Maipo. Chacabuco est une chaîne de montagne transversale, qui va d'est en ouest et unit la cordillère des Andes avec la Cordillère de la Côte. En dehors des chemins, il n'existe que deux gorges. A Cinq kilomètres au nord de la cime de Chacabuco, le chemin bifurque entre deux sentiers, celui de l'est, appelé la Cuesta Vieja qui est plus court mais plus raide et celui de l'ouest appelé Cuesta Nueva. Les deux chemins terminent dans la plaine de Chacabuco et sont éloignés l'un de l'autre de 2 500 m. La bataille se déroule dans la vallée étroite, coupée au nord par le mont des Tórtolas Cuyanas, à l'est par les monts los Halcones et Guanaco, à l'ouest par les monts Lomas Peladas et Chingüe et au sud par le mont Quemado. L'hacienda de Chacabuco se trouve à 3 Km au sud de l'union des chemins de las cuestas Vieja et Nueva. De là part un seul chemin qui part du col de la Colina et va jusqu'à Santiago, situé à 45 Km au sud.

2) Situation.
a) Les Réalistes: Le Majeur Marqueli occupe le sommet de la côte de Chacabuco. Le Brigadier Maroto arrive à Chacabuco le 11 février et s'avance à la hauteur de Marqueli, qui ordonne de se maintenir en position coûte que coûte jusqu'à l'arrivée des renforts depuis Santiago.
b) Les Patriotes: San Martin décide d'attaquer le 12, bien qu'il n'ait pas encore réunit complètement l'Artillerie, afin de ne pas laisser le temps aux réalistes de concentrer leurs effectifs.

3) Forces: Patriotes. 3.600 hommes et 9 pièces d'artillerie.
                Réalistes: 2.450 hommes et  5 pièces d'artillerie.

4) Plan tactique patriote. Le Général San Martin conçoit une attaque frontale sous les ordres de O'Higgins par le chemin de la Cuesta Vieja pour obtenir l'accrochage de l'ennemi et l'attaque enveloppante menée par Soler par le chemin de la Cuesta Nueva vers les flans et l'arrière garde réaliste. Ce plan est modifié par l'action peu prudente de O'Higgins qui transforme l'attaque secondaire en principale et manque de faire échouer l'attaque si San Martin n'était pas intervenu, conduisant lui même la réserve et chargeant à la tête de ses grenadiers.

5) Brève synthèse des opérations Maroto. En constatant la faiblesse que présente sa position défensive au sommet de la Cuesta et de ses effectifs, il décide d'occuper une nouvelle position au nord du mont Guanaco - sur le versant nord du mont Quemado et du mont Chingüe. Malgré les recommandations de San Martin concernant la coordination liées aux colonnes de Soler et O'Higgins, ce dernier se trouvant face à la position ennemi, ordonne l'attaque. La efficacité du feu réaliste fait reculer les patriotes vers le mont Tórtolas et Cuyanas et Maroto se lance à leur poursuite. C'est dans cette situation critique que San Martin intervient et ordonne à Soler d'hâter l'avancée et simultanément il charge face aux grenadiers à cheval contre les effectifs réalistes qui font pression sur O'Higgins. L'attaque de San Martin finit en succès et permet à O'Higgins de se réorganiser et de lancer une nouvelle offensive avec Soler loqrsu'il commence son attaque contre la position du mont Chingüe. Les réalistes attaqués par les flans sont vaincus et essayent de se replier tant bien que mal vers l'hacienda de Chacabuco où ils se rendent rapidement. La Cavalerie patriote poursuit ceux qui sont restés dispersés jusqu'au col de la Colina, à 20 Km. de Chacabuco. Les réalistes ont 600 morts, 550 prisonniers et de grandes pertes matérielles.
Les conséquences de Chacabuco: La menace réaliste à l'ouest de l'Argentine n'existe plus et la liberté du Chili est rétablie après avoir été perdue à la bataille de Rancagua.
Cette victoire réveille les envies de liberté et incite les autres pays d'Amérique du sud à se sentir solidaires dans la lutte pour la liberté. - Elle expulse les réalistes de ses plus fortes positions au pied des Andes et ouvre le chemin aux bases navales nécessaires pour disputer la maîtrise sur le Pacifique.

Organisation de l'armée des Andes. Le 10 août 1814, San Martín est nommé à sa demande Gouverneur de Cuyo (Aujourd'hui Mendoza, San Luis et San Juan). C'est ici qu'il organise l'instrument pour mener à bien le Plan Continental: L'Armée des Andes. Depuis début 1816, le Général San Martin commence dans le campement du Plumerillo à former une armée à partir de rien. Fabriques de poudre et d'explosifs, canons et armes légères, recrutement, sélection et éducation militaire de personnel et de troupes, instruction individuelle et groupale. Telles sont quelques unes des tâches variées que le Libérateur dirige personnellement. L'effectif de l'armée ne dépasse pas les 5 000 hommes, dont 1 200 appartenant à des services auxiliaires, gauchos et personnel civil. Il organise un état major avec tous les éléments nécessaires pour conseiller et assister le commandant pendant le commandement intégral de ses troupes.

COMPOSITION DE L'ARMEE DES ANDES.
Sa composition est comme suit:

Etat Major de l'Armée (Chef de l'état major Brigadier Estanislao Soler). Dont adjudants, aumôniers, chirurgiens, auditeur, commissaire général et autres.

Infanterie:
Bataillon 1 de Chasseurs. Chef: Lieutenant colonel Rudecindo Alvarado (560 hommes). Bataillon 7 d'Infanterie de Ligne. Chef: Lieutenant colonel Pedro Conde (763 hommes). Bataillon 8 d'Infanterie de Ligne. Chef: Lieutenant colonel Ambrosio Crámer (783 hommes). Bataillon 11 d'Infanterie de Ligne. Chef: Lieutenant colonel Juan Gregorio de Las Heras (683 hommes).

Cavalerie: Escadron d'Escorte. Chef: Lieutenant colonel Mariano Necochea. Régiment de Grenadiers à Cheval. Chef: Lieutenant colonel Martín Zapiola (742 hommes).

Artillerie: Bataillon d'Artillerie de 18 pièces. Chef: Commandant Pedro Regalado de la Plaza (241 hommes). - Services: Atelier militaire, gauchos, miliciens et services auxiliaires (hôpital mobile, maréchal-ferrant etc.) avec près de 1 200 hommes. Vers la fin de l'année 1816, peu avant le début de la Geste, l'armée a 10 000 mules de somme et de selle et 1 600 chevaux. Les munitions: 100 coups et cinq pierres par tireur (fusils à pierre). - 120 coups par pièce d'artillerie pour un total de 900 000 coups pour l'infanterie et 4 000 d'artillerie.

LE PLAN CONTINENTAL: Schéma basique
Le Plan Continental n'apparaît dans aucun document écrit, il est donc nécessaire de le reconstruire à travers la correspondance de San Martin de l'époque. En synthèse, San Martin crée deux Théâtres d'Opérations que l'on peut appeler de l'"Ouest" (Territoire de Cuyo et du Chili), et du "Nord" (Provinces de Tucumán, Salta et Jujuy).
Le Théâtre d'Opération de l'Ouest a pour fonction de:

- Concentrer une armée réduite mais de grande cohésion et capacité opérationnelle.

- Traverser les Andes et renforcer les forces chiliennes qui ont combattu à Concepción, Talcahuano et Chillán et n'ont pas réussi à définir une campagne.

- Une fois consolidée le territoire chilien à travers l'enveloppement amphibie, l'objectif est d'occuper Lima (centre du pouvoir politique réaliste en Amérique).

L'objectif du théâtre des opérations du "Nord":

- Saisir dans un premier temps les effectifs réalistes à travers l'attaque des troupes de Güemes, et prévoyant par la suite une attaque offensive vers le nord, en coordination avec la manœuvre amphibie vers LIMA.

MODIFICATIONS DU SCHEMA BASIQUE
La défaite chilienne à RANCAGUA occasionne des difficultés pré existantes, la nécessité de récupérer la liberté du Chili. Ceci mène le Général San Martin à modifier le schéma initial du Plan Continental, en introduisant de nouvelles exigences telle que l'augmentation des effectifs, une organisation plus détaillée et surtout une sélection soigneuse de la manœuvre stratégique pour permettre d'arriver aux débouchés à travers la cordillère en obligeant l'ennemi à se maintenir dispersé sur un front étendu face à l'incertitude constante du lieu d'invasion. Ceci permet l'effet de surprise comme élément multiplicateur de la force nécessaire pour livrer avec succès la bataille au lieu choisi. Cette bataille doit permettre d'ouvrir le plus tôt possible l'espace de manœuvre nécessaire pour continuer sur LIMA.

 

 

 

La traversée des Andes (...)

Source: Faits et Gloire du Général San Martin. Auteur: Alberto Palcos El Ateneo, Buenos Aires, 1950.

Début janvier San Martin se concentre sur l'armée du Plumerillo à Mendoza où se célèbrent des fêtes religieuses solennelles. On proclame la Vierge patronne de l'armée , on jure et béni le drapeau, le premier d'indépendance en l'Amérique -. Dans l'après midi un groupe d'officiers fait preuve d'un grand courage lors d'une course de taureaux sur la Place principale. "La patrie a besoin de fous", exclame San Martin et dans la soirée il y a une fête dansante. (...)

En guise d'avancée, San Martin envoie de petits contingents de troupes qui ont la mission de soulever différentes zones chiliennes et de propager l'insurrection. Puis le gros de l'armée part. Toute la population de Mendoza va dans les rues et accueille chaleureusement les chefs, officiers et soldats, elle leur offre des ponchos et des couvertures pour se protéger du froid de la montagne. Tout le monde bénit cette armée et se réjouit que la région de Cuyo ait eu l'honneur de la former. Le peuple pressant que cette armée va s'immortaliser dans les pages de l'histoire. Pendant les deux proclamations San Martin fait ses adieux avec tendresse à Mendoza et salue le peuple par des mots très encourageants.

Il envoie par groupes l'armée en commençant pas la division de Las Heras qui part par Uspallata; le 24 janvier toutes les forces sont hors de la ville. Peu après la division d'avant garde part par le chemin de los Patos sous les ordres de Soler; O'Higgins va au devant de l'arrière garde. La réserve menée par San Martín emprunte le même chemin.

Enfin on célèbre ce départ tant désiré. L'armée la mieux disciplinée d'Amérique Latine va escalader des montagnes presque inaccessibles.

Formation:

  • 5423 soldats
  • 3978 combattants
  • 1392 auxiliaires

Animaux:

  • Plus de 10 000 mules - les réunir a été très dur pour le chef; "si je ne les ai pas, j'irai à pied au Chili!" - dit-il
  • 1600 chevaux
  • 600 bœufs
  • vivres pour un mois

Le parque et l'atelier d'artillerie

  • 2 obus
  • 20 canons
  • 600 grenades
  • 200 charriots de mitrailles
  • 6 200 balles de mitrailles et canons
  • 31 000 étoupes
  • 4 710 boutefeu
  • 900 000 cartouches de fusil
  • 2 000 canons.
  • 500 fusils à baïonnette
  • 500 fourniment
  • 741 "torcerolas"
  • 1129 sabres
  • 12 charriots
  • 2 ponts de corde de 50 mètres chacun
  • 7 000 pointes de fusil
  • 4 000 poudrières
  • 25 caisses de guerre
  • 4 000 cornes de taureau
  • 14 000 paires de fer à mule
  • 6 000 fers à cheval
  • 300 tentes
  • 70 000 pierres à feu
  • 20 quintaux de fer
  • 4 quintaux d'acier
  • 6500 sacs de terre
  • 3700 selles
  • 2 quintaux de souffre
  • 2 quintaux de salpêtre

Ces chiffres reflètent la grande difficulté à vaincre l'ennemi vu le peu de moyens techniques disponibles à l'époque.

Malgré les recours disponibles à notre époque, la traversée des Andes par plus de 5 000 hommes avec un bagage aussi important marque des fastes dans les annales militaires mondiales. San Martin prévoit tout. Il reçoit des conseils des gauchos et il calcule la traversée par Uspallata en 10 jours et par los Patos en 17 à raison de 4 à 10 lieues par jour. Le long de sa carrière il a combattu contre des armées de terre et de mer. En 1817 il se bat contre des forces adverses, mais avant il doit commencer par se battre contre la nature, ce qui l'empêche de dormir comme il le déclare.

(...) L'atmosphère petit à petit se raréfie, les cœurs se relâchent, il y a des hémorragies, les membres s'endorment et les corps restent transis par le froid ou ensevelis sous la neige. Quels chemins endiablés!

(...) C'est une prouesse que de faire passer des canons par des défilés si étroits. L'un d'eux est tombé dans les abimes mais l'ingénieux Fray Luis Beltrán l'enlève des profondeurs, le restaure et il tonne à Maipú.

(...) En général on parle de la cordillère: en réalité il y en a 4. San Martin le mentionne subtilement: "Rien que le passage de la chaîne de montagnes a été un triomphe". Le passage de los Patos est "un chemin de cent lieues traversé par d'éminences abruptes, défilés, traversées, gorges profondes entre coupées par quatre cordillères". Il les franchit toutes.

(...) "Pour le 6 février - écrit-il le 24 janvier à Godoy Cruz- nous serons dans la vallée de l' Aconcagua, avec l'aide de Dieu, et pour le 15, déjà au Chili, pour la vie ou pour la mort".

(...) On ne saurait compter le nombre d'heures que les gens attendaient des nouvelles de l'armée des Andes: elles furent éternelles. Personne ne perdait espérance, bien que la peur ne soit pas absente dans les cœurs. Et le propre directeur suprême qui avait tant confiance en le Général en chef, perd espoir lorsqu'il apprend qu'il y avait eu 400 pertes entre malades, déserteurs et estropiés; et il regarda soudainement l'horizon s'obscurcir. Le chiffre cependant aurait pu être plus grand. Il n'augmenta pas grâce aux précautions de San Martin et le bon service sanitaire, organisé par le docteur Diego Parossien. Pendant la traversée 6300 mules et plus de 2000 chevaux sont morts. Le Général traverse la cordillère à mule harnaché à la façon chilienne.

(...) Il a un sombrero à deux pointes, des bottes de grenadiers, le fameux sabre courbé, une veste militaire renforcée de peau de loutre. Il affronte avec enjouement la tempête de grêle qui se déchaîne sur les hauts plateaux. Et comme à Mendoza il n'arrivait pas à dormir, pensant à l'effrayante cordillère, maintenant, au beau milieu de la furie de la bourrasque, il étend sur le sol rocailleux quelques peaux de mouton et s'endort avec 6 degrés au-dessous de zéro. Quand il se réveille, il lutte contre le froid en prenant un gorgée d'alcool et afin de réchauffer les esprits il fait jouer l'hymne national dont les échos résonnent dans les anfractuosités des montagnes et dissipent le froid, la fatigue et toutes les préoccupations. Puis il reprend la marche et rempli de joie, il perçoit les vallées souriantes chiliennes comme une augure de triomphe.

Les six passages de la traversée des Andes

Les six passages de la traversée des Andes
Passage du  Planchón
Passage du  Portillo
Passage d' Uspallata
Passage de Los Patos
Passage de Guana
Passage de Come-Caballos
Chefs
Colonel Ramón Freire
Lieutenant colonel José León Lemos
Colonel Juan Gregorio Las Heras
San Martín, Soler et O'Higgins
Lieutenant Colonel Juan Manuel Cabot
Lieutenant Colonel Francisco Zelada
Altitude maximale
3.800m, au col du  Planchón
4.500m, au col du  Portillo
3.400m, par le passage d'Iglesia
5.000m, à l' Espinacito
4.200m, à Guana
4.100m, à Come-Caballos
Objectif
Curicó et Talca
San Gabriel
Se réunir dans la Vallée de l'Aconcagua
et arriver à Santiago
Coquimbo et La Serena
Copiapó et Huasco
Effectifs
900 hommes
55 hommes
2000 hommes
1500 hommes
140 hommes
130 hommes

 
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